Des mots muets.

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Des mots muets.

Message par Poètejames le Sam 11 Déc - 17:14





Des mots muets.


Le temps a perdu son horloge pour m’attendre,
Au bord de la colline de l’enfer. Jamais
La raison ne fut là ! Pour un fabuleux empire,
La fin sonnera plus le joyeux carillon
De l’espérance. Une charmante et agréable
Liberté ! Le noir vibrait de toutes ses lourdes
Opacités au travers de mon corps meurtri,
Des frissons surplombaient le sang qui érigeait
Les pleurs de mes os. Même les autans venaient
Caresser la fosse du cou, encore chaude.
Il était déjà trop tard, de denses brouillards
Cotonneux aveuglaient ma vie ! Des bouts de nuit
Laiteuse et transparente me laissaient encore
Entrevoir le paradis ! La tristesse était
Encore triomphante, elle avait déchiré
Mes souffrances comme tous ses miroirs brisés.
L’horizon sans fin était devenu l’ivresse,
Les oiseaux sauvages transportaient la douleur
Jusqu’à mes pieds mouillés. La victoire annoncée
Ne s’est pas fait attendre. Elle avait endormi
Mes parents et ma petite sœur. Et les fleurs
Étaient tristes. La lumière se maquilla
Sous les silencieux regards ébouriffés
De l’existence. Ce jour-là le climat froid
Était dénué de sa sensualité.
L’angoisse me fuit comme un parterre de fleurs !
D’opulentes carnations. Un chromatisme
Assemblé de trombe d’eau acide. Aujourd’hui
Je me souviens de ces jours bénis, consacrés
Aux funérailles. C’était mon cruel trépas
Qui se dessinait, dans mon cœur de jeune enfant
Abandonné ! Et quand le lugubre glas tinte,
Ainsi mes derniers espoirs fondés s’effaçaient
Comme dans un prestige étrange, et cependant
Ils se muaient en un cauchemar éveillé.
Seul je me perds dans l’ennui. Et l’intolérable
Devenait le marié de ma conscience.
Une érosion en bourgeon depuis des mois !
Les unités se fissurent avec l’horloge
Indécomposable ! Hélas mon esseulement
Inspire le monde des ailleurs ! Vivre paisible,
Dont tout être humain rêve. L’éternel sommeil
Encommence à vaincre les lunes, Il ne cesse
De promouvoir son départ au ciel des martyrs.
Parfois je me demande si l’inquiétude
Était la mort alors j’aurai souventefois
Des sans regret. J’entends les longs chagrins étranges
D’une prière entrain de gémir dans mon âme
Alanguie. L’imprimé serait certainement,
« La symphonie de la Parque ! La liberté ! »
Enfin l’espoir d’un poète désespéré !
Un aveu trempé par les cieux où je me sens
Ainsi que des flocons de neige immaculée,
Tous mes rêves sont simplement des mots muets.


James le 12/10/2010


Photo de mon père juste avant de disparaitre .....

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